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Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol13.djvu/181

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développement le plus supérieur, et n’oubliez pas qu’ils ont institué des établissements pareils à Moscou, à Pétersbourg, à Kazan, à Kiev, à Dorpath, à Kharkov, de même ils en institueront d’autres à Saratov, à Nikolaiev ; partout où ils voudront apparaîtra un établissement pour étudier toutes les sciences dans leur développement supérieur. Je doute que ces sages inventent l’organisation d’un établissement pareil. Pour l’institutrice, c’est plus facile, elle a un modèle : elle-même, et ici les modèles sont trop variés et trop compliqués. Mais supposons qu’une organisation pareille soit établie ; supposons, ce qui est encore plus inimaginable, que nous ayons des hommes pour de pareils établissements. Examinons leur activité et ses résultats.

J’ai déjà parlé de l’impossibilité de prouver la nécessité du programme de n’importe quel établissement scolaire, il est d’autant moins possible d’établir le programme de l’Université, qui ne sert pas à la préparation d’un autre établissement quelconque mais qui prépare directement à la vie. Je répéterai seulement, — ce que ne peuvent nier tous les gens sans préjugés — qu’il est impossible de prouver la nécessité de la division en facultés.

L’université comme le pensionnat pense que la première condition pour être admis à participer à l’instruction c’est d’être arraché à son milieu primitif. L’Université, en règle générale, ne reçoit