Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol13.djvu/231

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tion des forces diverses. On ne peut le voir qu’à la fin et on n’a nul besoin de lui. Alors la pédagogie aussi a le droit de ne pas avoir de but final, a le droit d’aspirer à ces fins temporaires, particulières, qui ont de l’importance pour la vie. » (Messager russe, no 5, page 153). Selon lui il est inutile de chercher l’intérêt de la pédagogie. Il suffit de savoir que nous nous trouvons dans les conditions historiques et tout va bien.

M. Markov s’est approprié complètement l’opinion historique. Comme la majorité des penseurs russes de notre temps, il possède l’art d’ajouter la conception historique à chaque phénomène de la vie. Il sait dire beaucoup de choses savantes et spirituelles dans le sens historique, et pour chaque cas il possède couramment un calembour historique. Nous disions dans notre premier article que l’instruction a pour base le besoin de l’égalité et la loi du progrès. Cette proposition bien qu’exprimée sans preuves explique la cause du phénomène. On peut ne pas être de cet avis et exiger des preuves, mais seule l’opinion historique peut ne pas sentir la nécessité de la recherche des causes d’un phénomène tel que l’instruction. M. Markov dit : « Il est désirable que le lecteur s’arrête sur ces paroles avec une attention toute particulière. Elles me semblent tout simplement inutiles, c’est tiré par les cheveux, cela ne fait qu’obscurcir le sens des choses compréhensibles pour tout le monde. En