Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol13.djvu/267

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6o L’article du Messager russe affirme que la liberté absolue de l’éducation est nuisible et impossible : elle est nuisible parce que ce sont des hommes de progrès qui sont nos adversaires et non tout simplement des hommes, et elle est impossible parce que nous avons des programmes tout prêts pour l’éducation d’hommes de progrès, et pas de programmes pour celle des hommes tout simplement.

7o L’auteur pense que la création de l’école de Iasnaïa-Poliana contredit la conviction de l’écrivain. En cela, comme affaire personnelle, nous sommes d’accord, d’autant plus que l’auteur lui-même sait combien est forte l’influence des conditions historiques, c’est pourquoi il doit savoir que l’école de Iasnaïa-Poliana est influencée par deux forces — la conviction, tout à fait extrême selon l’opinion de l’auteur, et les conditions historiques, c’est-à-dire l’éducation des maîtres, les procédés, etc. Et malgré cela, l’école n’a pu atteindre qu’un très petit degré de liberté et, par cette liberté, quelques avantages sur les autres écoles. Que serait-ce donc si ces convictions n’étaient pas extrêmes comme elles le paraissent à l’auteur ? L’auteur dit que le succès de l’école dépend de l’amour. Mais l’amour n’est pas une chose de hasard, l’amour n’est possible qu’avec la liberté. Dans toutes les écoles fondées avec les tendances de l’école de Iasnaïa-Poliana, le même phénomène