Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol13.djvu/299

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


aussi. — « Pourquoi t’appuies-tu ? dit Siomka, reste assis droit, autrement tu mangeras tout de travers. » Et ils ôtèrent leur pelisse et s’installèrent sous la table, pour dormir, sans cesser de rire de leur rire délicieux d’enfants de paysans.

Je lus tout ce qu’ils avaient écrit. C’était une nouvelle variante sur le même sujet. Quelques détails étaient omis, d’autres beautés artistiques ajoutées. Et de nouveau le même sentiment de la vérité, de la beauté, de la mesure. Quelques jours plus tard, on retrouva une feuille du manuscrit perdu. Dans le récit publié, j’ai uni les deux variantes : d’après le mémoire et d’après la feuille retrouvée. La rédaction de cette nouvelle fut faite au commencement du printemps, avant la fin de l’année scolaire.

Diverses circonstances ne me laissèrent pas le temps de faire de nouvelles expériences. Un seul proverbe fut traité en nouvelle par deux garçons les plus ordinaires par leurs capacités et les plus gâtés (parce que c’étaient des enfants de domestiques.) C’est la nouvelle : Qui se réjouit de la fête sera ivre dès l’aube, publiée dans le no 3. Les mêmes phénomènes se reproduisirent avec ces enfants et avec ce récit, comme avec Siomka et Fedka pour le premier récit, sauf la différence du degré de talent, d’entraînement et de mon aide.

Pendant l’été il n’y a pas de classe chez nous, il n’y en eut et il n’y en aura jamais. Nous consacre-