Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol13.djvu/38

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ration des écoles est relative et que c’est aussi relativement, d’année en année, et à mesure qu’augmente l’obligation de s’instruire, que les écoles deviennent pires, c’est-à-dire retardent de plus en plus sur le mouvement général de l’instruction, car, depuis l’invention de l’imprimerie, leur mouvement en avant ne correspond pas à celui de l’instruction. 3o À la raison historique que les écoles existent et qu’ainsi elles sont bonnes, je répondrai aussi par des raisons historiques. Il y a une année, étant à Marseille, j’ai visité tous les établissements scolaires pour les ouvriers de cette ville. Le rapport des élèves envers la population est si grand que, sauf une légère exception, tous les enfants fréquentent l’école pendant trois, quatre ou six ans. Le programme des écoles consiste à apprendre par cœur le catéchisme, l’histoire sainte et l’histoire générale, les quatre opérations de l’arithmétique, l’orthographe et la comptabilité.

Comment la comptabilité peut-elle faire un objet d’enseignement, je ne puis nullement le comprendre. La seule explication que je m’en sois donnée en examinant les cahiers de tenue des livres des écoliers qui ont suivi ce cours, c’est qu’ils ne savent pas même les trois opérations de l’arithmétique, mais qu’ils ont appris par cœur les opérations avec les chiffres et, qu’également, ils apprennent par cœur la tenue des livres. (Il ne me