Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol13.djvu/502

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dant une dizaine de leçons, j’ai enseigné d’après les signes, une seule fois j’ai montré avec les chiffres en disant que c’est la même chose et les élèves ont toujours réclamé les chiffres et, eux-mêmes, écrivent toujours la musique avec des chiffres.

La deuxième idée remarquable qui appartient en propre à Chevet consiste à apprendre les sons séparément de la mesure, et inversement. En appliquant au moins une fois ce procédé, chacun verra que ce qui paraissait une difficulté insurmontable devient si facile qu’on s’étonne seulement de n’avoir pas eu plus tôt une idée aussi simple. De combien de tourments seraient délivrés les malheureux enfants qui apprennent le chœur chez les archevêques et les autres, si le chef de chœur essayait ce simple moyen : forcer l’élève, sans chanter, à frapper avec un petit bâton ou avec le doigt, la phrase qu’il doit chanter, quatre fois sur la ronde, deux fois sur la blanche, une fois sur la noire, ensuite à chanter la même phrase sans mesure, puis à chanter de nouveau la mesure seule et de nouveau tout ensemble. Par exemple on a écrit :


Tolstoï - Œuvres complètes, vol13 (page 502 crop)


L’élève chante (d’abord sans mesure) do ré mi fa sol mi ré do. Ensuite il ne chante pas, mais, frappant sur