Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol14.djvu/105

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correspondant aux classes des lycées, c’est-à-dire savoir très bien le russe, un peu de slave, posséder très bien l’arithmétique et l’algèbre, et, en outre, être un instituteur, c’est-à-dire connaître la pédagogie pratique.

Cette personne ne doit pas avoir fini ses études depuis très longtemps car j’ai remarqué que très souvent les connaissances d’une personne qui a terminé ses études depuis longtemps et ne s’est pas tenue au courant sont insuffisantes tant pour guider les maîtres que pour les examens dans l’école communale.

Cette personne doit absolument enseigner dans le même pays pour que ses exigences et ses conseils se rapportent à ces mêmes éléments pédagogiques qu’ont les autres maîtres et présentent ce rapport vivant avec la réalité, ce qui est la principale garantie contre les erreurs et les fautes. Si un zemstvo n’a pas un tel homme à sa disposition et n’en veut pas engager, selon moi ce zemstvo n’a rien à faire dans l’œuvre de l’instruction du peuple, sauf à donner de l’argent, parce que toute immixtion dans la partie administrative de l’œuvre, comme cela se fait maintenant, ne peut être que nuisible.

Ce membre du zemstvo, ou cet homme instruit payé par le zemstvo, doit tenir avec un aide une école modèle, la meilleure du district. Sauf la direction de cette école où s’expérimenteront les nouvelles méthodes d’enseignement, le directeur doit