Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol14.djvu/104

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ment mauvais parce que, relégués dans un trou, ils font leur besogne sans aucune aide, sans aucune indication, et maintenant il n’y a pas un seul des vieux maîtres qui ne vous dise avec regret qu’il ne connaît pas les nouveaux procédés, que lui-même a étudié en payant en monnaie de billon, et plusieurs d’entre eux, surtout parmi les gens d’église, parmi les jeunes, sont résolus à étudier les nouvelles méthodes. Ces maîtres ne doivent pas être reniés comme tout à fait mauvais.

Parmi eux il y en a de mauvais et il y en a d’excellents (j’en ai connu de très capables). Il faut les comparer, choisir les meilleurs, les encourager, les mettre en rapports avec de meilleurs, leur donner des leçons, ce qui est très possible et doit précisément constituer l’œuvre du conseil scolaire.

Mais comment les contrôler, comment les suivre, comment les instruire s’il y en a des centaines par district ? Selon moi la tâche du zemstvo et du conseil scolaire doit se borner à suivre le côté pédagogique de l’œuvre, et c’est possible en prenant les mesures suivantes : Dans chaque zemstvo qui a pris à tâche de répandre et d’améliorer l’instruction du peuple, il devrait y avoir une personne, soit un membre du conseil scolaire, qui ne serait pas payé, soit quelqu’un recevant un salaire de mille roubles, délégué par le zemstvo et qui s’occuperait du côté pédagogique des écoles du district. Cette personne devrait posséder une instruction