Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol14.djvu/107

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Le zemstvo ou bien paierait au maître les frais de déplacement ou ajouterait une certaine somme égale à celle payée par les communes et ferait des conditions pour que les communes fournissent les moyens de transport pour le parcours. La réunion des maîtres, leur visite des écoles égales ou supérieures aux leurs sont les conditions principales pour le succès de l’entreprise. Aussi le zemstvo devrait-il faire une attention particulière à l’organisation de ces réunions et ne pas regretter les dépenses. En outre, dans les grandes écoles où il y aurait plus de cinquante élèves, au lieu des adjoints qui sont maintenant dans les écoles, il faudrait choisir parmi les élèves de l’un et l’autre sexe ceux qui présentent le plus d’aptitudes et les faire servir d’adjoints. Ces aides recevraient des appointements de cinquante kopeks à un rouble par mois. Le maître s’occuperait d’eux à part, le soir, afin qu’ils ne restent pas en arrière des autres. Ces aides, choisis parmi les meilleurs élèves, formeraient les futurs maîtres qui remplaceraient peu à peu ceux des petites écoles. Il va sans dire que l’organisation de ces réunions des maîtres des petites et grandes écoles, les inspections des maîtres supérieurs et la formation des maîtres, des élèves-maîtres, peuvent s’obtenir par les moyens les plus divers. L’important, c’est que l’observation d’un nombre quelconque d’écoles (tout en gardant la proportion d’une école pour cent âmes) est possible de cette façon. Ainsi