Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol14.djvu/133

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chercher leur butin. Ils attrapèrent beaucoup d’animaux et le lion ordonna à l’âne de faire le partage. Celui-ci partagea en trois parties égales et dit :

— Eh bien, maintenant, prenez ?

Le lion se fâcha, dévora l’âne et ordonna au renard de faire un nouveau partage. Le renard mit tout en tas ne laissant pour lui qu’un tout petit morceau. Le lion regarda et dit :

— Au moins toi, tu es sage. Qui t’a si bien instruit ?

Le renard répondit :

— Ce qui est arrivé à l’âne !


Le Paysan et le Dieu des ondes.

Un paysan avait laissé tombé sa hache dans le fleuve. Désolé, il s’assit sur le bord et se mit à pleurer.

Le dieu des ondes l’entendit, il eut pitié de lui et lui apporta du fleuve une hache d’or, lui disant :

— Est-ce la tienne ?

— Non, ce n’est pas la mienne, répondit le paysan.

Le dieu en rapporta une seconde, en argent. De nouveau le paysan lui dit :

— Non, ce n’est pas ma hache.

Alors le dieu des ondes lui rapporta sa hache.

— La voici, c’est la mienne, dit le paysan.