Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol14.djvu/145

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derai pour le dessert ce qui est plus tendre et plus doux.

Le loup flaira successivement le chevreuil, le sanglier et l’homme et se dit :

— Tout cela est tendre ; je vais manger d’abord les cordes de cet arc.

Il se mit à ronger les cordes. Quand il eut rompu les cordes, l’arc se détendit, frappa le loup au ventre, et le tua sur place. Et les autres loups mangèrent l’homme, le chevreuil, le sanglier et le loup.


Les Oiseaux dans le filet.

Un chasseur ayant tendu un filet près d’un étang, y prit beaucoup d’oiseaux. Les oiseaux étaient grands, ils s’envolèrent et emportèrent le filet avec eux. Le chasseur les poursuivit. Un paysan l’ayant aperçu lui dit :

— Où cours-tu ? Peut-on, à pied, rattraper un oiseau ?

Le chasseur dit :

— Si ce n’était qu’un oiseau, je ne l’attraperais pas, tandis que je les rattraperai certainement.

Il en fut ainsi. Le soir venu, les oiseaux, pour se coucher, tirèrent chacun de leur côté : les uns vers la forêt, les autres vers l’étang, d’autres vers un