Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol14.djvu/187

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


croupe et l’on rentra ainsi à la maison. Boulka fut malade six semaines, puis guérit.


Les Faisans.

Au Caucase les poulets sauvages s’appellent des faisans. Il y en a tant qu’ils coûtent moins cher que les poulets domestiques. On chasse les faisans au chevalet, à l’embuscade et au chien courant. Voici comment s’opère la chasse au chevalet : On prend de la toile à voile, on la tend sur un châssis, une latte est appliquée au milieu du châssis ; dans la toile à voile on fait un trou. Ce châssis tendu de toile à voile, c’est le chevalet.

Avec ce chevalet et un fusil, dès l’aube, on part en forêt. Le chasseur tient devant lui le chevalet et observe les faisans par le trou de la toile. C’est l’heure où ils vont par la clairière quêtant leur nourriture. On rencontre parfois une famille entière, — la poule et ses poussins, — parfois un coq avec sa poule, ou plusieurs coqs ensemble.

Les faisans ne voient pas l’homme ; ils n’ont pas peur de la toile, et laissent le chasseur avancer à leur portée. Alors, celui-ci plante debout son chevalet, sort par le trou le canon de son fusil et tire dans le tas.

Voici maintenant comment se fait la chasse à l’embuscade. On lance dans la forêt un petit chien de basse-cour, et on le suit de près. Lorsque le chien