Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol14.djvu/254

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— Si tu paies, j’y consens !

Ils montèrent en cabriolet et partirent.

En route le tzar demanda au paysan :

— As-tu beaucoup voyagé ?

— Oui, un peu.

— Et as-tu vu le tzar ?

— Je n’ai pas vu le tzar et serais bien heureux de le voir.

— Eh bien, quand nous arriverons dans le champ, tu verras le tzar.

— Et comment le reconnaîtrai-je ?

— Tous seront tête nue, le tzar seul sera couvert.

Les voilà arrivés dans le champ ; le peuple aperçoit le tzar, et tous se découvrent. Le paysan regarde et ne voit pas le tzar. Et il demande :

— Où donc est le tzar ?

Et Pierre Alexiévitch lui dit :

— Tu vois, nous deux seulement avons la tête couverte, alors c’est l’un de nous deux qui est le tzar.


Mille pièces d’or.

Un homme riche voulait donner mille pièces d’or aux pauvres, mais il ne savait à quels pauvres donner cet argent. Il s’en fut trouver un prêtre et lui dit : — Je veux donner mille pièces d’or aux pauvres,