Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol14.djvu/365

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plus loin dans la montagne. Le vieux était d’avis qu’on les tuât.

Abdul protesta :

— J’ai payé pour eux et je prendrai la rançon.

Le vieux répliqua :

— Ils ne te paieront rien et ne feront que nous attirer des malheurs, car c’est un péché de nourrir des Russes. Il faut les tuer, et c’est tout.

Le groupe se dispersa et Abdul s’approchant de Jiline lui dit :

— Si je n’ai pas reçu ta rançon d’ici quinze jours, je vous ferai mourir tous deux sous le fouet. Et si tu te risques encore une fois à fuir, je te tire comme un chien. Écris une lettre et écris-la bien. On apporta du papier aux captifs et ils écrivirent. On leur remit leurs entraves et on les conduisit derrière la mosquée. Il y avait là un fossé de cinq archines de profondeur. On les y descendit.