Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol14.djvu/374

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


Les soldats accoururent autour de Jiline, lui apportant l’un du pain, l’autre du gruau, un autre de l’eau-de-vie. On l’enveloppa d’un manteau après avoir brisé ses entraves.

Les officiers le reconnurent et l’amenèrent à la forteresse. Les soldats étaient joyeux. Les camarades de Jiline se réunirent chez lui.

Il leur raconta comment il avait été pris par les Tatars et termina son récit en disant :

— Voici fini mon voyage chez moi, et mon mariage. Décidément ce n’était pas ma destinée.

Et il resta à l’armée du Caucase.

Kostiline ne fut racheté qu’un mois après moyennant cinq mille roubles. On le ramena à peine vivant.