Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol14.djvu/390

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Tatars se jetèrent sur eux et les massacrèrent, ce qui réduisit encore le nombre des Cosaques.

Une autre fois, les marchands de Boukharie envoyèrent dire à Ermak qu’ils s’étaient réunis pour apporter des marchandises dans sa ville Sibir, mais que Koutchoum barrait la route avec ses troupes et ne leur permettait point de passer.

Ermak, avec cinquante des siens, partit pour ouvrir le chemin aux Boukhariens. Il arriva au bord de l’Irtich et ne trouva pas de Boukhariens. Il s’arrêta pour passer la nuit.

La nuit était noire et il pleuvait. Comme les Cosaques venaient de se coucher, des Tatars, sortis on ne sait d’où, se jetèrent sur les dormeurs et se mirent à les frapper. Ermak, se levant, lutta énergiquement. Blessé au bras, il courut se jeter dans la rivière. Les Tatars le poursuivirent. Il était déjà dans les flots. Mais on ne put l’atteindre. Son corps ne fut jamais retrouvé ; et nul ne sait comment il est mort.

L’année suivante arrivèrent les renforts du Tzar russe, et les Tatars ne tardèrent pas à se soumettre.