Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol14.djvu/393

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RÉCITS DE PHYSIQUE




L’AIMANT


I

Il y avait, au bon vieux temps, un berger qu’on appelait Magnès. Ayant perdu une brebis, il partit dans la montagne pour la chercher. Il arriva à un endroit où l’on ne voyait que des pierres. Il chemina sur ces pierres et sentit que ses bottes s’y attachaient. Il se baissa, toucha les pierres avec la main : elles étaient sèches et ne s’attachaient pas aux mains. Il se remit à marcher, de nouveau ses bottes s’attachèrent. Il s’assit, se déchaussa, saisit une botte dans sa main et en toucha les pierres. S’il touchait la pierre avec le cuir et la semelle, la botte ne s’attachait pas ; elle s’attachait, au contraire, dès qu’il la touchait avec les clous.