Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol14.djvu/410

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Comment on fait les aérostats.

Si l’on plonge dans l’eau une vessie gonflée et qu’on l’abandonne à elle-même, elle reviendra sur l’eau et se mettra à surnager. De même, si l’on met de l’eau à bouillir dans une marmite en fonte, on verra au fond, au-dessus du feu, l’eau se réduire en vapeur, et, dès que cette vapeur se sera un peu accumulée, elle ne tardera pas à se dégager sous forme de bulles. Il sortira d’abord une bulle, puis une autre ; et quand toute l’eau sera complètement chauffée, les bulles sortiront sans interruption. On dit alors que l’eau bout.

Les bulles gonflées de vapeur montent dans l’eau parce qu’elles sont plus légères que l’eau ; de même une bulle gonflée de gaz hydrogène ou d’air chaud, montera dans l’air, parce que l’air chaud est plus léger que l’air froid, et que l’hydrogène est le plus léger des gaz.

Les aérostats se gonflent à l’hydrogène et à l’air chaud. Voici comment l’on procède avec l’hydrogène. On construit un grand ballon, on le fixe par des cordes à des pieux, et on le remplit d’hydrogène. Dès qu’on détache les cordes, le ballon s’élève et vole de plus en plus haut, tant qu’il traverse un air plus lourd que l’hydrogène ; et lorsqu’il arrivera tout en haut, dans l’air léger, il se mettra à flotter dans l’air comme la bulle sur l’eau.