Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol14.djvu/416

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À cet effet, on place dans de petits verres des plaques de différents métaux et on y verse des liquides. L’électricité s’accumule dans les verres : au moyen d’un fil, on la dirige où l’on veut, et de là, on fait passer le fil dans le sol. L’électricité, dans le sol, court de nouveau à reculons du côté des verres où elle remonte par un autre fil ; de telle sorte que l’électricité tourne sans cesse, comme dans un anneau, passant du fil dans le sol, revenant en arrière dans le sol, pour remonter par le fil et, de nouveau, passer dans le sol.

L’électricité peut marcher dans l’un ou l’autre sens ; ou aller par le fil et revenir par le sol, ou aller d’abord par le sol et revenir par le fil.

Au-dessus du fil, au point d’où partent les signaux, est fixée une aiguille aimantée ; elle est déviée dans un sens, si on lance l’électricité dans le fil pour revenir par le sol, et, dans un autre sens, si on lance l’électricité dans le sol pour revenir par le fil.

Chaque signal se compose d’un certain nombre de déviations, et c’est au moyen de ces signaux qu’on peut correspondre d’un poste télégraphique à l’autre.


Le soleil. La chaleur.

Par une journée claire et glacée d’hiver, si l’on sort dans les champs ou dans la forêt, si l’on re-