Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol14.djvu/42

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pas un mot, pas une allusion aux moyens par lesquels on peut transmettre de nouvelles connaissances.

On ne connaît pas ce qui fera l’objet de l’enseignement : l’histoire naturelle ou la géographie ? Il n’y a rien, sauf la lecture avec des questions dans le genre de celles que j’ai citées. Dans d’autres parties de l’enseignement de la langue — grammaire et orthographe, — nous chercherions également en vain un nouveau procédé d’enseignement basé sur le précédent : Toujours la même vieille grammaire de Pérevlevsky qui commence par des définitions philosophiques et passe ensuite à l’analyse logique et qui sert de base à toutes les nouvelles grammaires et manuels de M. Bounakov. En arithmétique en vain chercherions-nous, à ce degré où commence l’enseignement réel des mathématiques, quelque chose de nouveau, de plus facile, basé sur les deux années d’études précédentes, où l’on a étudié jusqu’à 20. Là où se rencontrent les réelles difficultés de l’arithmétique, où il faut expliquer à l’élève la question sous toutes ses faces, par exemple, dans la numération, l’addition, la soustraction, la multiplication, la division et la division des fractions, on ne trouve rien qui soit facilité, pas une explication neuve ; il n’y a que les citations des vieux manuels d’arithmétique. Le caractère de cet enseignement reste partout le même. Tous les efforts tendent à enseigner ce que l’élève