Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol14.djvu/464

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pas de sa jument et ils marchent au pas sur la route et Volga prononce les paroles suivantes :

— Paysan, tu as une bonne monture. Si ta jument était un étalon, elle vaudrait cinq cents roubles !

Et le paysan lui répondit les paroles suivantes :

— Tu es sot, Volga, et tu dis des sottises. J’ai donné pour le poulain cinq cents roubles, et si c’était un étalon il n’aurait pas de prix.

Et Volga prononça les paroles suivantes :

— Paysan, quel est ton prénom, et comment t’appelle-t-on par le nom de ton père ?

Et le paysan répondit :

— J’ai labouré le seigle et le mettrai en meules, Je l’emporterai chez moi pour le faire moudre, et je brasserai la bière et j’inviterai des hôtes, et les paysans boiront à ma santé et crieront : « Ohé ! Mikoula-la-Lumière ! toi, Mikoulouchka, Mikoulouchka Sélianinovitch ! »