Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol14.djvu/96

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ront juste à leur entretien. Et c’est dans le cas où le Conseil des écoles agirait le plus raisonnablement, le plus économiquement possible. Ainsi avec l’aide des zemstvos, trente écoles c’est le maximum pour quarante mille âmes, c’est la plus grande extension que puisse prendre dans le district l’œuvre scolaire. Et l’œuvre scolaire ne peut atteindre ce résultat que si tous les paysans s’imposent de quinze kopeks par âme, ce qui est très peu probable si l’emploi de cet argent n’est pas confié aux paysans mais au zemstvo. Je ne parle pas du supplément possible de la part des zemstvos aux trois mille roubles consentis, parce que ce supplément de trois mille roubles pèse en partie sur les paysans mêmes, d’autre part, rien ne le garantit et c’est une subvention tout accidentelle.

Ainsi pour donner à l’œuvre de l’instruction du peuple la situation qu’elle devrait occuper, pour avoir quatre cents écoles pour quarante mille âmes et que ces écoles ne soient pas une plaisanterie mais répondent aux besoins réels du peuple, il faudrait imposer aux paysans non quinze kopeks mais trois roubles par âme afin d’obtenir les trois cents roubles nécessaires par école. Et même alors je ne vois pas pour quelle cause on installerait autant d’écoles qu’il en faut. En effet, quand le plus simple calcul arithmétique montre que les seuls moyens de faire prospérer les écoles sont la simplification des procédés, la simplicité,