Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol16.djvu/245

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XXX

À la fin de septembre, on procéda à des coupes sur les terres qui faisaient partie de l’artel : il fallait du bois pour construire des étables ; le beurre était vendu, et le gain avait été partagé suivant les proportions convenues. L’exploitation marchait bien, ou du moins c’était l’opinion de Lévine ; celui-ci voulait maintenant exposer théoriquement ses idées et terminer son livre qui, d’après ses rêves, était destiné à révolutionner l’économie politique, sinon même à l’anéantir ; il voulait en un mot jeter les fondements d’une nouvelle science, sur les rapports du peuple envers la terre. Pour ce faire il ne lui restait plus qu’à entreprendre un voyage à l’étranger afin d’étudier sur place toutes les tentatives faites dans ce sens et de prouver leur inanité.

Lévine n’attendait que la récolte du seigle qui