Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol16.djvu/428

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XXII

Stépan Arkadiévitch, de l’air un peu solennel qu’il prenait lorsqu’il s’installait dans le fauteuil présidentiel de la chancellerie, entra dans le cabinet de travail d’Alexis Alexandrovitch.

Celui-ci, les mains croisées derrière le dos, marchait de long en large, agitant dans son esprit les mêmes pensées que celles qui avaient fait l’objet de la conversation de Stépan Arkadiévitch avec sa femme.

— Je ne te dérange pas ? dit Stépan Arkadiévitch, éprouvant tout à coup et contrairement à ses habitudes, un sentiment de gêne en présence de son beau-frère.

Pour dissimuler ce trouble, il prit un porte-cigarettes à fermoir spécial, qu’il venait d’acheter et, flairant le cuir, en tira une cigarette.