Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol16.djvu/99

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nacrée qu’il avait admirée quelques minutes auparavant et qui personnifiait pour lui la marche de ses idées et de ses sentiments pendant cette nuit : sur le ciel, plus rien ne rappelait la coquille. Là-haut, à des hauteurs inaccessibles, s’était accomplie la transformation mystérieuse ; il n’y avait plus trace de nacre ; un vaste tapis de petits nuages moutonneux couvrait presque la moitié du ciel, qui maintenant d’un bleu plus clair, répondait avec la même douceur mais aussi avec le même mystère à son regard interrogateur.

« Non, dit-il, quelque belle que soit cette vie simple et laborieuse, là n’est pas ma destinée. C’est elle que j’aime. »