Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol17.djvu/322

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XII

Aussitôt debout, à l’aube, Lévine se mit en devoir d’éveiller ses compagnons. Vassenka, couché sur le ventre, allongeant un pied en chaussette, dormait si fortement qu’il n’en put tirer aucune réponse. Oblonskï, encore endormi, refusa de se lever si tôt : Laska elle-même, blottie en rond dans le foin, se leva à regret et étira paresseusement l’une après l’autre ses pattes de derrière. Lévine se chaussa, prit son fusil, ouvrit avec précaution la porte grinçante de la grange et sortit. Les cochers dormaient près des voitures ; les chevaux sommeillaient : un seul mangeait paresseusement son avoine qu’il dispersait en reniflant. Il faisait à peine jour.

— Pourquoi te lever si matin, mon cher ? lui demanda amicalement, comme à une bonne connaissance, une vieille paysanne qui sortait de l’isba.