Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol17.djvu/47

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permettre, répondit madame Droubetzki. Je suis étonnée qu’ils aient choisi le soir pour la cérémonie ; cela sent le marchand…

— C’est plus joli… Moi aussi, je me suis mariée le soir, dit madame Korsouskï en soupirant et se rappelant combien elle était belle ce jour-là, combien son mari était ridiculement amoureux, et combien tout cela était changé.

— On prétend que ceux qui ont été garçons d’honneur plus de dix fois ne se marient pas. J’ai voulu m’assurer de cette façon contre le mariage, mais la place était prise, dit le comte Séniavine à la jolie princesse Tcharskaïa qui avait des vues sur lui.

Mademoiselle Tcharskaïa ne répondit que par un sourire. Elle regardait Kitty, songeant à ce qu’elle ferait quand, à son tour, elle se trouverait avec le comte Séniavine, dans cette situation ; combien alors elle lui reprocherait cette plaisanterie.

Stcherbatzkï faisait part à la vieille demoiselle d’honneur Nicolaev, de son intention de poser la couronne sur le chignon de Kitty pour lui porter bonheur.

— Pourquoi ce chignon, répondit mademoiselle Nicolaev, qui avait décidé depuis longtemps que si le veuf sur lequel elle avait des vues, l’épousait, la cérémonie serait très simple.

Serge Ivanovitch plaisantait avec Daria Dmitrievna, lui affirmant que si la coutume de partir