Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol19.djvu/137

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DE QUOI VIVENT LES HOMMES
(1881)

Quand nous aimons nos frères, nous connaissons par là que nous sommes passés de la mort à la vie. Celui qui n’aime pas son frère demeure dans la mort.

… Or, celui qui aura des biens de ce monde, et qui voyant son frère dans le besoin, lui fermera ses entrailles, comment l’amour de Dieu demeure-t-il en lui ?

Mes petits enfants, n’aimons pas seulement en paroles, et par la langue, mais aimons en effet et en vérité.

(Première épître de saint Jean, iii, 14, 17, 18.)

... Mes bien-aimés, aimons-nous les uns les antres, car la charité vient de Dieu ; et quiconque aime les autres est né de Dieu et il connaît Dieu.

Celui qui ne les aime point, n’a point connu Dieu ; car Dieu est amour.

… Personne ne vit jamais Dieu. Si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et son amour est accompli en nous.

… Et nous avons connu l’amour que Dieu a pour nous, et nous l’avons cru. Dieu est charité ; et celui qui demeure