Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol19.djvu/169

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


n’avais ces fillettes ? Comment ne pas les aimer, les choyer ? Elles sont la joie de ma vie.

La femme pressa les enfants sur son cœur, embrassa la boiteuse et essuya ses yeux remplis de larmes.

Matriona soupira et dit :

— On vit sans père ni mère, on ne vit pas sans Dieu.

Ils causaient ainsi, quand tout à coup toute l’izba fut illuminée, comme par un éclair issu du coin où Michel était assis. Tous se retournent de son côté, et voient Michel assis, les mains croisées sur les genoux, les yeux levés : il souriait.