Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol19.djvu/269

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plus il comprenait, et plus son âme était paisible.

Une fois, il lui arriva de s’attarder à sa lecture plus que de coutume. Il en était à l’Évangile selon saint Luc. Il lut, au chapitre vi, les versets suivants : « …et à celui qui te frappe sur une joue, présente-lui aussi l’autre ; et si quelqu’un t’ôte ton manteau, ne l’empêche point de prendre aussi l’habit de dessous.

« Donne à tout homme qui te demande : et si quelqu’un t’enlève ce qui est à toi, ne le redemande pas.

« Et ce que vous voulez que les hommes vous fassent, faites-le aussi de même. »

Il lut ensuite les autres versets, où le Seigneur dit :

« Mais pourquoi m’appelez-vous Seigneur ! Seigneur ! tandis que vous ne faites pas ce que je vous dis !

« Je vous montrerai à qui ressemble tout homme qui vient à moi et qui écoute mes paroles, et qui les met en pratique.

« Il est semblable à un homme qui bâtit une maison, et qui enfin ayant enfoui et creusé profondément en a posé le fondement sur le roc, et quand il est survenu un débordement d’eau, le torrent a donné avec violence contre cette maison ; mais il ne l’a pu ébranler, parce qu’elle était fondée sur le roc.