Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol19.djvu/270

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« Mais celui qui écoute mes paroles et qui ne les met pas en pratique est semblable à un homme qui a bâti sa maison sur le sable, sans fondement ; et le torrent a donné avec violence contre elle, et aussitôt elle est tombée ; et la ruine de cette maison-là a été grande. »

À cette lecture, le cœur d’Avdieitch fut pénétré de joie. Il ôta ses lunettes, les posa sur le livre, s’accouda sur la table et demeura pensif. Il mit sa propre vie en regard de ces paroles et pensa : « Ma maison est-elle fondée sur le roc ou sur le sable ? C’est bien si c’est sur le roc. On se sent si léger, lorsqu’on se trouve seul et que l’on agit comme Dieu l’ordonne ! Tandis que si on se laisse détourner de Dieu, on peut retomber dans le péché. Je vais continuer : Je me sens si bien. Que Dieu m’assiste ! »

Ayant ainsi pensé, il voulut se coucher. Mais il ne pouvait se résoudre à quitter son livre. Et il se mit à lire encore le septième chapitre. Il lut l’histoire du Centenier et du fils de la veuve ; il lut la réponse de Jésus aux disciples de Jean. Il arriva au passage où le riche Pharisien convie chez lui le Seigneur ; il lut comment la pécheresse lui oignit les pieds et les arrosa de ses larmes, et comment il lui remit ses péchés.

Arrivé au verset 44, il lut :

« Alors se tournant vers la femme, il dit à Simon : Vois-tu cette femme ? Je suis entré dans ta