Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol19.djvu/413

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LE FILLEUL


« Vous avez entendu qu’il a été dit : Œil pour œil, dent pour dent.

« Mais moi je vous dis de ne pas résister à celui qui vous fait du mal ; mais si quelqu’un te frappe à la joue droite, présente lui aussi l’autre. »

(Matthieu, v. 38-39.)

« … C’est à moi que la vengeance appartient ; je la rendrai ; dit le Seigneur. »

(Paul, Épître aux Romains, xii, 19.)

I

Chez un pauvre paysan un fils est né. Le paysan s’en réjouit. Il va chez son voisin et le prie d’être parrain. Le voisin refuse : être parrain chez un pauvre diable, ce n’est guère tentant. Le pauvre paysan s’en va chez un autre ; l’autre refuse