Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol19.djvu/422

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



V

L’enfant tout surpris poursuivit sa route. Il arriva à un grand jardin ; dans le jardin il y avait un beau palais avec un toit d’or. À la grande porte se tenait le parrain souriant. Il salua son filleul, le fit entrer et ensemble ils traversèrent le jardin. Même en rêve, le petit garçon n’avait jamais vu rien d’aussi merveilleux que ce jardin.

Le parrain fit entrer l’enfant dans les chambres de son palais. Les chambres sont encore plus ébouissantes. Le parrain conduit le garçon dans toutes les pièces, et toutes sont plus belles, plus gaies les unes que les autres. Il l’amène devant une porte scellée.

— Tu vois cette porte, dit-il ; elle n’a pas de serrure, elle est scellée seulement. On peut l’ouvrir, mais tu n’y dois pas entrer. Demeure ici tant que tu voudras, promène-toi à ta guise, jouis de