Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol19.djvu/424

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affaires chez nous, si le blé a bien poussé », pense-t-il. Il regarde son champ et voit les gerbes qui ne sont pas encore toutes mises en meules. Il se met à compter les meules pour savoir s’il y a beaucoup de blé, et il voit une charrette qui traverse le champ ; un paysan est dedans. Le filleul croit que c’est son père qui vient pendant la nuit enlever son blé. Mais il reconnaît que l’homme qui est dans la charrette, est un voleur : Vassili Koudriachev.

Le voleur s’approche des meules, les charge sur la charrette. Le filleul pris de colère s’écrie : « Petit père ! on vole les gerbes de ton champ ! » Le père s’éveille en sursaut. « J’ai rêvé, dit-il, qu’on me volait mes gerbes ; je vais voir. » Il monte à cheval et part. Il arrive à son champ. Il aperçoit Vassili. Il appelle les paysans. On bat Vassili, on le lie et on le mène en prison…

Ensuite le filleul regarde la ville où demeure sa marraine. Il la voit mariée à un marchand. Elle dort, et son mari se lève et court chez une maîtresse. Le filleul crie à la femme du marchand : « Lève toi, ton mari te trompe ! »

La marraine se lève vivement, s’habille, trouve la maison où est allé son mari, l’accable d’injures, le chasse de chez elle et bat la maîtresse.

Ensuite le filleul regarde sa mère, il la voit couchée dans l’izba. Un brigand pénètre dans l’izba, et se met à briser les coffres. La mère s’éveille,