Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol2.djvu/13

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sif, intelligent ou noble. Il n’avait rien d’expressif : les traits les plus ordinaires, grossiers et même laids ; les yeux petits, gris, surtout quand je me regardais dans le miroir, étaient plutôt sots que spirituels. Énergique, il l’était encore moins, et bien que je fusse grand et très fort pour mon âge, tous les traits de mon visage étaient mous, veules, indécis. Il n’avait même aucune noblesse ; au contraire, il rappelait celui des simples moujiks ; et mes mains, et mes pieds, trop grands à cette époque, me causaient une véritable honte.