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II

LE PRINTEMPS


L’année de mon entrée à l’Université, Pâques tombait très tard, en avril, de sorte que les examens étaient fixés à la semaine de Quasimodo, et que pendant la semaine sainte, je devais me préparer à la communion et achever ma préparation à l’examen.

Le temps, après la fonte de la neige, que Karl Ivanovitch appelait « le fils vient après le père », était depuis trois jours doux, calme, clair. Dans les rues, on ne voyait plus un flocon de neige ; le pavé brillant, des ruisselets rapides avaient remplacé la boue épaisse. Sur les toits, les dernières gouttes brillaient au soleil ; dans le jardin, les bourgeons se gonflaient aux arbres ; dans la cour, un petit sentier sec menait à l’écurie devant le tas