Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol2.djvu/200

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XXXI

COMME IL FAUT


Plusieurs fois déjà, au cours de ce récit, j’ai fait allusion à la conception qui correspond à cette expression française, comme il faut, et maintenant je sens la nécessité de consacrer un chapitre entier à cette conception qui, dans ma vie, fut l’un des plus funestes mensonges inspirés par l’éducation et la société.

On peut établir parmi les hommes beaucoup de divisions : riches et pauvres, bons et mauvais, militaires et civils, intelligents et sots, etc. Mais chaque homme a une classification particulière dans laquelle il introduit inconsciemment chaque personne nouvelle.

Ma classification principale et préférée à l’époque sur laquelle j’écris, comprenait deux grands groupes : celui des hommes comme il faut, et celui