Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol2.djvu/215

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et de tout bien, et des larmes, d’une joie non satisfaite mais émue, se montraient dans mes yeux.

Et toujours j’étais seul, et toujours il me semblait que la nature mystérieuse, majestueuse, que la beauté brillante de la lune qui s’approchait et s’arrêtait sur un endroit haut, indéfini du ciel bleu clair et qui en même temps semblait être partout et emplissait tout l’espace et moi-même, humble vermisseau déjà souillé de toutes les passions, pauvre, petit, humain, mais avec toute la force puissante et immense de l’amour — il me semblait en ce moment même que la nature, la lune et moi n’étions qu’un.