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XXXVI

L’UNIVERSITÉ


Le mariage devait avoir lieu dans deux semaines, mais nos cours commençaient, et moi et Volodia nous partîmes pour Moscou, au commencement de septembre. Les Nekhludov aussi étaient de retour de la campagne. Dmitri, — en nous séparant, nous nous étions donné la promesse de nous écrire, mais naturellement nous ne l’avions pas fait une seule fois — vint aussitôt chez moi et nous convînmes que le lendemain, pour le premier jour, il me conduirait aux cours de l’Université.

C’était un jour de beau soleil.

Dès que j’entrai dans l’auditoire, je sentis ma personnalité disparaître dans cette foule de jeunes physionomies gaies, qui, sous la lumière claire du soleil pénétrant par les hautes fenêtres, débouchaient houleusement de toutes les portes et de tous les