Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol2.djvu/296

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XLV

JE M’EFFONDRE


Enfin arriva le premier examen de calcul différentiel et intégral, et j’étais toujours dans un étrange brouillard, et je ne me rendais pas un compte exact de ce qui m’attendait. Dans la soirée, après la société de Zoukhine et des autres camarades, il me venait en tête qu’il y avait quelque chose à changer dans mes convictions, qu’il y avait quelque chose qui n’était pas bien. Mais le matin, avec la lumière du soleil, je devenais de nouveau comme il faut, j’en étais content et ne voulais plus rien changer.

C’est avec cette disposition d’esprit que j’arrivai au premier examen. Je m’assis sur le banc de côté où étaient les princes, les comtes, les barons, je me mis à causer avec eux en français, et, c’est étrange à dire, il ne me venait pas même à l’idée