Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol2.djvu/46

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VIII

LA SECONDE CONFESSION


Les pas du confesseur me tirèrent de cette rêverie.

— Bonjour, — fit-il en arrangeant de la main ses cheveux gris. — Que voulez-vous ?

Je le priai de me bénir et, avec un plaisir particulier, je baisai sa petite main jaunâtre.

Quand je lui eus expliqué le but de ma visite, sans rien dire, il s’approcha des icônes et commença la confession. Quand elle fut achevée, et qu’ayant vaincu ma honte, j’eus dit tout ce que j’avais dans l’âme, il me prit la tête dans ses mains et, d’une voix basse et timbrée, prononça : « Que la bénédiction de notre Père céleste t’accompagne, mon fils, et qu’il conserve en toi, pour toujours, la foi, la douceur et l’humilité. Amen. »

J’étais tout à fait heureux, des sanglots de bon-