Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol2.djvu/65

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deuxième annnée et se sentaient à l’Université comme chez eux. Rien que leur redingote déboutonnée exprimait le mépris des candidats, et inspirait à ceux-ci l’envie et le respect. J’étais très flatté de penser que tous ceux qui nous entouraient, pouvaient voir que je connaissais deux étudiants de deuxième année, et je me hâtai d’aller à leur rencontre. Volodia ne sut même pas s’empêcher d’exprimer le sentiment de sa supériorité.

— Et toi, pauvre ! — fit-il — tu n’as pas encore passé ?

— Non.

— Que lis-tu ? N’as-tu pas tout préparé ?

— Non, deux questions ne marchent pas. Je ne comprends rien à ceci.

— À quoi ? — demanda Volodia, et il se mit à m’expliquer le binôme de Newton, mais si vite et si obscurément que, lisant dans mes yeux de la défiance envers son savoir, il regarda Dmitri, et voyant sans doute la même expression dans les yeux de celui-ci, il rougit, mais cependant continua à me faire des explications auxquelles je ne comprenais rien.

— Non, attends, Volodia, laisse-moi, je vais voir avec lui si nous réussirons, — dit Dmitri. Et jetant un coup d’œil dans le coin des professeurs, Dmitri s’assit près de moi.

Je remarquai immédiatement que mon ami était