Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol2.djvu/93

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— Qui ? Le diplomate ? Veux-tu, diplomate ? Regarde, il s’est éclairé quand on a commencé à parler de la tante.

— Non, je ne veux pas dire que je ne le laisserai pas, — continua Dmitri en se levant et en commençant à marcher dans la chambre sans me regarder, mais je ne lui conseille pas d’y aller, je ne voudrais pas qu’il y allât. Ce n’est plus un enfant : s’il le veut, il peut y aller sans vous. Et toi, Doubkov, tu devrais avoir honte, tu agis mal et tu veux que les autres fassent de même.

— Quel mal y a-t-il — dit Doubkov, en clignant des yeux dans la direction de Volodia — si je vous invite tous à prendre une tasse de thé chez la tante ? Eh bien ! S’il t’est désagréable d’y aller, comme tu voudras, j’irai avec Volodia. Volodia, tu viens ?

— Hum ! hum ! — fit affirmativement Volodia, nous irons là-bas, puis nous reviendrons chez moi et continuerons le piquet.

— Eh bien ! veux-tu aller avec eux ou non ? — me demanda Dmitri en s’approchant de moi.

— Non — répondis-je, en me reculant sur le divan pour lui faire une place près de moi — je n’y tiens pas, et si tu me le déconseilles, alors je n’irai à aucun prix.

— Non — ajoutai-je après — je ne dis pas la vérité, en disant que je ne veux pas aller avec eux, mais je suis content de n’y pas aller.