Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol21.djvu/224

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avez pensé que chacun peut dire : Je donne à Dieu ce que j’aurais donné à mes parents, donc je puis ne pas nourrir mon père et ma mère. Ainsi, avec les institutions humaines, vous détruisez les commandements de Dieu, et faites encore beaucoup de choses pareilles. »

Et Jésus rassemblant tout le peuple dit : « Écoutez tous et comprenez : Il n’y a rien au monde qui, rentrant en l’homme, puisse le souiller. Mais ce qui sort de lui, voilà ce qui souille l’homme. Qu’en votre âme soient l’amour et la miséricorde et alors tout sera pur. Tâchez de le comprendre. »

De retour chez lui, ses disciples lui demandèrent ce que signifiaient ces paroles. Et il leur dit : « N’avez-vous donc pas compris ? Est-ce que vous ne comprenez pas que tout ce qui est extérieur, qui vient de la chair, ne peut souiller l’homme, parce que cela rentre non en son âme mais dans son corps, et en sort. C’est ce qui sort de l’homme, de son âme, qui peut souiller l’homme, car de l’âme de l’homme sort le mal : la fornication, la lubricité, le meurtre, le vol, le lucre, la colère, le mensonge, l’audace, l’envie, la calomnie, l’orgueil et toutes les choses mauvaises. Tout ce mal sort de l’âme et souille l’homme. »

Jésus enseigne au peuple que la nouvelle vie est commencée et que Dieu est dans le monde, sur la terre. Il le dit à tous ses disciples ; il dit qu’il y a toujours communion entre l’homme et Dieu. Il