Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol21.djvu/261

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venu pour juger le monde, mais pour sauver le monde.

Jean, xii, 31. C’est maintenant que se fait le jugement de ce monde ; c’est maintenant que le prince de ce monde va être chassé.

Jean, iii, 17. Car Dieu n’a point envoyé son Fils dans le monde pour condamner le monde, mais afin que le monde soit sauvé par lui.

Tous ces passages indiquent nettement qu’on oppose la mort à la vie et que par ϰρίνειν on entend l’état de mort.

Dieu a envoyé, donné, engendré le Fils pour le monde. Personne n’est monté au ciel ; ce n’est que le fils de l’homme qui est descendu du ciel. Chaque homme est né de Dieu. Alors cet esprit qui est en l’homme et qui est né de Dieu, et le fils de l’homme, qui est descendu du ciel, et le fils de Dieu donné au monde, et la lumière qui est venue dans le monde, tout cela c’est la même chose.

La lumière est ce que, dans l’introduction, on appelle l’entendement, λόγος. Le fait que « la lumière » signifie la même chose que « le fils de Dieu », « le fils de l’homme », « l’esprit » est confirmé par tout ce qui suit.

Il importe donc de retenir que tous ces noms 1) Dieu, 2) esprit, 3) fils de Dieu, 4) fils de l’homme, 5) lumière, 6) entendement, ont la même signification, et s’emploient l’un pour l’autre selon la phrase.

Quand on dit que c’est le commencement de tout, on l’appelle Dieu ; que c’est le centre de la