Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol21.djvu/268

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lument, il disait : que les morts ensevelissent leurs morts ; Dieu est le Dieu des vivants et non des morts. Il a dit seulement que la vie a une source temporaire, la chair, et une source en dehors du temps, l’esprit, le fils de Dieu.

En croyant à la source de la vie temporaire, l’homme se détruit, meurt ; en ne se fiant qu’à la source de la vie, l’esprit, en ne croyant qu’en lui, — le fils de Dieu, l’homme a la vie en dehors du temps, qui ne se détruit pas.

La manifestation dans le monde de la vie de l’entendement est semblable à la manifestation de la lumière dans les ténèbres ; et le rapport des hommes envers la vie est le même que le rapport des hommes envers la lumière. De même qu’il est au pouvoir de chaque homme de marcher dans la lumière ou de s’en éloigner, de même il est du pouvoir de chaque homme d’aller à l’entendement et à la vie ou de s’en éloigner. La perte, la destruction des hommes, ce n’est que l’éloignement volontaire de l’entendement et de la vie, de même que l’obscurité n’est que la conséquence de l’éloignement volontaire des hommes de la lumière.

La punition consiste en ceci : que les hommes qui font le mal s’éloignent eux-mêmes de l’entendement de la vie. Et de même que les hommes qui font le mal n’aiment pas la lumière et ne la recherchent point, pour qu’on ne voie point que