Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol21.djvu/32

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curcir, non expliquer, le sens de la doctrine du Christ ; que les épitres de Jean, de Jacques, sont des explications individuelles de la doctrine, provoquées par la particularité des cas ; que dans ces épitres, il arrive de trouver la doctrine du Christ expliquée d’un nouveau point de vue, mais qu’on n’y trouve rien de neuf. Mais, par malheur, souvent on y peut trouver, surtout dans les messages de Paul, des expressions de la doctrine susceptibles d’entraîner le lecteur dans des énigmes qui obscurcissent la doctrine elle-même. De même les Actes des Apôtres souvent n’ont rien de commun avec l’Évangile, mais le contredisent. L’Apocalypse n’apprend déjà rien de nouveau. Enfin, bien qu’écrits à différentes époques, les Évangiles forment l’exposition de toute la doctrine ; tout le reste n’est que leur interprétation.

Je les ai lus dans le texte grec et j’ai traduit suivant le sens et le dictionnaire, m’écartant très rarement des traductions qui existent dans les langues modernes, et qui furent faites quand déjà l’Église avait compris à sa façon et défini l’importance de la tradition. Outre le travail de traduction, je fus fatalement conduit à la nécessité de fondre les quatre Évangiles en un seul : puisque tous, bien que de façons différentes, exposent les mêmes événements et la même doctrine.

Le nouveau point de vue de l’exégèse, d’après lequel : l’évangile de Jean, en tant qu’exclusive-