Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol21.djvu/399

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ment sur le serment, dont le but est la fidélité des rapports mutuels, Jésus dit que la source du mal ce sont les engagements que l’homme contracte. On ne peut rien promettre. Ne prête serment pour quoi que ce soit.

Le quatrième précepte concerne le rapport de l’homme envers son pays et envers les lois de l’État. Prenant l’article de loi de son peuple, Jésus enseigne qu’on ne peut pas corriger par la punition, mais qu’il faut donner tout ce que l’on veut vous prendre, pardonner tout et ne jamais juger personne.

Le cinquième précepte de la doctrine se rapporte à ces hommes que nous appelons les ennemis, quand notre peuple est en guerre avec eux. Il ne doit pas être pour vous de peuples adversaires, d’ennemis. Si l’on vous fait la guerre, soumettez-vous, faites le bien et ne combattez pas. Faites comme Dieu pour qui il n’y a pas de différence entre les bons et les méchants. Soyez bons pour tous les hommes, à quelque peuple qu’ils appartiennent ; ne faites pas de différences entre eux.

3) Le mot ἐχθρός signifie non les ennemis personnels mais les ennemis militaires.

4) Les paroles : bénissez ceux qui vous insultent, ne se trouvent pas dans plusieurs manuscrits ; on ne les trouve ni dans la Vulgate ni chez Luther. Elles ont été évidemment ajoutées, et ici, défigurent le sens principal puisqu’il s’agit non des ennemis