Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol22.djvu/12

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l’homme, mais ce n’est point ce Dieu que se représentent d’ordinaire les hommes, mais Dieu tel qu’il s’exprime par la vie des hommes : Dieu-esprit. (Chap. ii.)

L’esprit de Dieu est en chaque homme. Chaque homme, outre son origine charnelle, outre sa dépendance de la chair, se reconnaît encore une autre origine et dépendance de l’esprit. C’est cette conscience même qui est Dieu dans le monde.

Dieu est le commencement de tout ; il a donné aux hommes cette conscience de lui, et ne participe d’aucune autre manière dans les affaires de ce monde. Les hommes peuvent trouver en eux-mêmes Dieu. Il est dans leur âme. C’est pourquoi la venue de Dieu dépend de la volonté des hommes, de l’effort qu’ils font pour l’accomplissement ou de la volonté de la vie charnelle ou de la volonté de l’esprit de Dieu. (Chap. iii.)

La volonté de l’esprit de Dieu, c’est le bien. L’accomplissement de ce bien est régi par la loi. Cette loi s’exprime en cinq préceptes : Ne pas se mettre en colère, ne pas forniquer, ne rien promettre, ne pas lutter contre le mal, ne pas faire la guerre. (Chap. iv.)

L’observation de ces préceptes oblige au renoncement des richesses et de toute propriété, ainsi qu’au renoncement de tout orgueil, de la violence contre autrui, et de tout ce qui fait le but des désirs