Page:Tolstoï - Œuvres complètes, vol22.djvu/234

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des actes de la vie. Le culte de Dieu est uniquement dans l’accomplissement de l’œuvre de Dieu, c’est pourquoi on ne peut pas le satisfaire par les paroles.


Καὶ ἐξῆλθον οἱ φαρισαῖοι ϰαὶ ἤρξαντο συξητεῖν αὐτῷ, ζητοῦντες πᾶρ αὐτοῦ σημεῖον ἀπό τοῦ οὐρανοῦ, πειράζοντες αὐτόν.


Marc, viii, 11. Et il vint là des Pharisiens qui se mirent à disputer avec lui, lui demandant, en le tentant, qu’il leur fît voir quelque miracle du ciel. Et les Pharisiens sortirent et se mirent à discuter, exigeant de lui des preuves 1), et examinant sa doctrine 2).

Remarques.

1) Σημεῖον signifie la preuve, et c’est dans ce sens qu’il est employé dans le langage évangélique. Il est évident qu’ici, il a bien le sens de preuve, que le mot ciel fut ajouté plus tard et, après, transformé en miracle. Voici des passages où σημεῖον est indiscutablement employé dans le sens de preuve. Dans ces passages, en aucun cas, on ne peut lui donner le sens de miracle.

Luc, ii, 12. Et voici la preuve pour vous : c’est que vous trouverez le petit enfant emmailloté et couché dans une crèche.

Jean, ii, 18. Les Juifs, prenant la parole, lui dirent : Par quel signe nous montres-tu que tu as le pouvoir de faire de telles choses ?

Jean, vi, 30. Alors, ils lui dirent : quel signe fais-tu donc, afin que nous le voyions, et que nous croyions en toi ? Quelle œuvre fais-tu ?

ii Cor., xii, 12. Aussi les preuves de mon apostolat